Tu sais monter, un peu ou beaucoup, et tu te demandes comment gagner de l’argent avec le montage vidéo, pour de vrai. Sur internet, tu vois passer des montants énormes et des méthodes miracles, et tu ne sais plus ce qui est sérieux. Un futur monteur me l’a résumé en appel : « Tu en trouves beaucoup sur internet… le mec te dit comment se faire 100 000 balles par mois, alors qu’il n’a pas un vent sur le compte. » Ta peur, c’est de perdre des mois sur la mauvaise piste. Ce qui suit, ce sont six façons réalistes d’être payé, deux pièges à éviter, et celle par laquelle commencer.
La réponse courte. Il existe six façons réalistes de gagner de l’argent avec le montage vidéo : démarcher tes propres clients, vendre des forfaits mensuels, monter des shorts publicitaires, faire du clipping, monter des publicités et travailler pour des agences. Deux sont à éviter : les plateformes où tout se joue sur le prix, et les promesses de revenus faciles. Pour repère, je facture un short 25 à 45 € et une vidéo YouTube 200 à 1 500 €.
Plus de 2 000 shorts publicitaires sont déjà passés par mon groupe, payés 20 à 40 € l’unité. Ils ont été montés par des membres qui apprenaient encore le métier, pas par des monteurs connus. Pour toi, ça veut dire une chose : pas besoin d’être une star du montage pour être payé. Par contre, toutes les façons ne se valent pas. Certaines construisent un revenu, d’autres t’épuisent.
Gagner de l’argent avec le montage vidéo : les 6 façons en un coup d’œil
| Façon | Ce que tu fais | Repère de prix |
|---|---|---|
| 1. Clients directs | Tu démarches un créateur et tu montes ses vidéos | 200 à 1 500 € la vidéo YouTube, 25 à 45 € le short |
| 2. Forfaits mensuels | Tu montes toutes les vidéos d’un client pour un prix fixe | Par exemple 700 ou 1 000 € par mois |
| 3. Shorts publicitaires | Tu montes des pubs courtes à partir de rushs fournis | 20 à 40 € l’unité dans mon groupe |
| 4. Clipping | Tu découpes des vidéos longues en extraits | Au forfait, ou payé aux vues |
| 5. Publicités | Tu montes les pubs d’une marque ou d’un e-commerçant | 200 à 600 € la journée |
| 6. Agences | Tu montes pour une agence, qui a plus de vidéos que de monteurs | Selon l’agence et le volume |
Le tableau donne les prix. Il ne dit pas laquelle tient dans le temps. On commence par celle-là.
Les clients directs : la façon qui paie le mieux sur la durée
1. Démarcher tes propres clients
C’est la base de tout. Démarcher, c’est aller chercher toi-même tes clients. Tu choisis un créateur, tu lui montres ce que tu peux faire pour lui, et tu montes ses vidéos. Le prix d’une vidéo YouTube va de 200 à 1 500 €, et ça dépend vraiment : la durée finale, la quantité de rushs (les images brutes), le niveau d’habillage (animations, bruitages, miniature).
Les clients qui te paieront sont souvent plus petits que tu ne l’imagines. Les grosses chaînes, elles, ont déjà quelqu’un qui monte leurs vidéos, parfois un salarié. Par contre, un créateur qui vend un coaching ou une formation gagne de l’argent avec chaque vidéo : pour lui, un monteur rapporte plus qu’il ne coûte. Je détaille pourquoi dans monteur vidéo pour coachs et formateurs, et comment choisir ton terrain dans choisir ta niche de monteur vidéo.
Pour ton premier contact, n’envoie pas une demande : envoie-lui un cadeau, tiré de sa propre vidéo. La méthode est dans trouver des clients quand on est monteur vidéo débutant.
2. Passer au forfait mensuel
Un forfait, c’est un prix fixe chaque mois pour toutes les vidéos d’un client. Dès qu’un de tes clients publie régulièrement, propose-le-lui. Parmi mes clients, il y a eu une agence immobilière à 700 € par mois. Et pour le créateur qui t’envoie n’importe quoi, n’importe quand, une formule à 1 000 € par mois sans compter les vidéos marche bien, avec un délai de livraison fixé à l’avance. Lui gagne en tranquillité, toi en visibilité sur ton mois.
Payé au début du mois, le forfait transforme des vidéos isolées en revenu que tu peux prévoir. C’est la différence entre « gagner de l’argent » et vivre du montage vidéo. Sauf que pour signer ton premier forfait, tu dois déjà savoir aller vite, et c’est là que les petites commandes t’aident.
Les petites commandes pour démarrer
3. Les shorts publicitaires
Un short publicitaire, c’est une pub courte et verticale, montée à partir de rushs fournis. Dans mon groupe, des créateurs envoient leurs vidéos, et ce sont les membres qui les montent, payés 20 à 40 € le short.
C’est une très bonne porte d’entrée. Tu montes sur de vraies commandes, avec de vrais délais, et tu fais ta première facture. Tu progresses en montant pour de vrai, pas en regardant des tutos.
4. Le clipping
Le clipping, c’est découper une vidéo longue (un live, un podcast, une interview) en extraits courts pour les réseaux. Deux modèles existent. Soit tu le vends comme un service, à prix fixe, à un créateur qui ne découpe pas ses vidéos. Soit tu es payé aux vues. D’après Business Insider, cité par le site spécialisé Tubefilter en avril 2026, un streamer américain a versé plus de 1,4 million de dollars en cinq semaines à 303 clippeurs, payés environ 40 dollars pour 100 000 vues.
Le total impressionne, mais regarde le tarif : 40 dollars pour 100 000 vues. Payé aux vues, ton revenu dépend de l’algorithme, pas de ton travail. Pour tes débuts, vends plutôt ton clipping au forfait à un créateur : c’est bien plus stable.

Ces petites commandes t’apprennent le métier. Les deux façons suivantes, elles, visent des gens qui ont déjà de l’argent prévu pour la vidéo.
Les clients qui ont déjà un budget vidéo
5. Les publicités
Regarde les pubs sponsorisées sur Instagram et Facebook. Chacune, c’est quelqu’un qui a déjà décidé de payer pour de la vidéo. Tu peux les retrouver dans la bibliothèque publicitaire de Meta, le site où Meta affiche les pubs en cours. Les e-commerçants, ceux qui vendent des produits en ligne et font de la publicité, sont une cible de choix pour toi.
Pour repère, une journée de montage se facture entre 200 et 600 €. Sur ce terrain, ton travail se juge à ses ventes.
6. Travailler pour des agences
Les agences de communication locales ont souvent plus de vidéos à produire que de bras pour les faire. Fais le calcul : cent villes, cinq agences par ville, ça fait cinq cents agences à qui proposer tes services.
Les agences immobilières en sont un bon exemple. Hassen, qui a quitté la boulangerie pour le montage, est allé les voir en porte-à-porte. Il raconte : « Tous les directeurs d’agence me disent : il faut qu’on s’y mette, mais personne ne le fait. » Le besoin existe, il manque quelqu’un pour s’en occuper. Voilà ce que je vois venir : ces agences vont devoir s’y mettre. Ce jour-là, elles appelleront le monteur qui est déjà passé les voir, pas un inconnu. Donc, dès aujourd’hui, choisis cinq agences près de chez toi et va te présenter.
La sous-traitance, c’est-à-dire confier une partie de son travail à un autre, existe aussi entre collègues. J’ai confié à Hassen un client à 2 500 à 3 000 € par mois. Le jour où tu seras débordé, ou le jour où un autre le sera, pense à cette porte.
Six façons, donc. Reste les deux qui ont l’air faciles, et qui te coûtent du temps.
Les 2 façons de gagner de l’argent à éviter
Les plateformes où tout se joue sur le prix. Sur Codeur.com, en octobre 2026, un monteur vidéo est payé en moyenne 100 € la journée, soit environ 14 € de l’heure, et 35 € par jour pour un profil débutant. Même logique avec les appels d’offres publiés sur Discord ou X, ces annonces où un client cherche un monteur et où tout le monde répond. Un futur monteur me l’a dit en appel : « Sauf que la concurrence, elle est acharnée. » Quand tu es le quarantième à répondre à la même annonce, c’est le prix le plus bas qui gagne. Ces plateformes peuvent t’aider à te faire la main, pas à construire ton revenu.
Les promesses de revenus faciles. Tu te souviens du « 100 000 balles par mois » du début ? Un vrai chiffre de revenu dit toujours qui le gagne et ce qu’il mesure. Le mien : les membres de mon groupe qui vivent du montage font en moyenne 2 000 à 2 500 € de chiffre d’affaires par mois, c’est-à-dire d’argent encaissé avant les cotisations. Pour repérer les autres pièges du début, lis les erreurs de monteur vidéo débutant.
Quand la commande arrive toute seule
Ce piège-là ne guette que ceux qui ont déjà réussi à être payés. Le jour où tes premiers shorts publicitaires sont réglés, tu vas trouver ça confortable. La commande arrive toute seule, tu n’as pas à démarcher, tu montes et tu factures. Et c’est tentant d’en rester là.
Sauf que fais le calcul. À 20 à 40 € le short, il en faut entre 50 et 100 par mois pour atteindre 2 000 € de chiffre d’affaires. C’est faisable un temps, pas toute une vie. Je t’en parle avant que tu y sois, parce que ce confort arrive vite et qu’on ne le remet pas en question. Les petites commandes servent à apprendre, à prendre de la vitesse et à faire ta première facture. Le revenu durable, lui, vient de tes propres clients, au forfait. Alors dès que tu es à l’aise, garde les shorts et commence à démarcher en parallèle.
Questions fréquentes
Peut-on gagner de l’argent avec le montage vidéo en étant débutant ?
Oui, avec des petites commandes : des shorts à 25 à 45 € pour un créateur, ou des shorts publicitaires à 20 à 40 € l’unité. Ce sont de vraies factures, et elles t’apprennent le métier. Et si tu n’as encore jamais monté, commence par le parcours pour devenir monteur vidéo, étape par étape.
Combien peut-on gagner par mois avec le montage vidéo ?
En moyenne, ceux de mon groupe qui ont fait du montage leur métier réalisent 2 000 à 2 500 € de chiffre d’affaires par mois. Ça dépend de tes prix, de ta vitesse et du nombre de clients réguliers.
Le clipping, ça rapporte vraiment ?
Payé aux vues, c’est imprévisible : environ 40 dollars pour 100 000 vues dans l’exemple cité plus haut. Vendu au forfait à un créateur qui ne découpe pas ses lives ou ses podcasts, c’est un service régulier et beaucoup plus stable.
Par quelle façon commencer ?
Si tu as peu de temps, commence par les petites commandes pour apprendre. Si ton objectif est d’en vivre, vise vite tes propres clients, au forfait. Les prix à annoncer sont dans les tarifs d’un monteur vidéo débutant en 2026.
Ton prochain pas
Tu connais les six façons et les deux pièges. Tu peux continuer à comparer les méthodes pendant des mois, sans avoir encore été payé une seule fois. Ou tu choisis une façon cette semaine, et dans quelques mois, c’est ton premier client régulier qui te paie le 1er du mois. Réserve un appel gratuit : on regarde ton temps, ton niveau et ton objectif, et on choisit ensemble par où commencer. Et tu ne choisis pas seul : le groupe compte une centaine de membres. Ton chemin à toi commence par un choix.

Théo Bayoux monte des vidéos depuis 2012 et a fondé Montage Guépard, l’accompagnement qui forme des monteurs freelances à trouver leurs propres clients. Son groupe de commandes a déjà confié plus de 2 000 shorts publicitaires à ses membres.





